Patrimoine oublié

Hors des lieux de passage mais pourtant si près de vous, des mondes oubliés subsistent.

Arrêtez-vous et regardez les, ces ruines que nous avons pris l'habitude de ne plus voir.
Vous découvrirez des architectures imposantes rongées par le temps.
Vous observerez la végétation qui poursuit sa reconquête au fil des saisons.
Vous ressentirez le calme assourdissant qui règne dans ces sanctuaires.

Ces édifices, balayés par les courants d'air, sont déserts. Ils conservent cependant les traces de l'activité humaine passée.
L'imagination aidant, les anciens occupants reviendront. Avec vous, ils déambuleront parmi ces vestiges qui furent leur quotidien et souvent leur fierté.
L'espace d'un instant, remontons le temps et redonnons vie à ces lieux pétrifiés.

L'oubli et la décrépitude ont offert une nouvelle majesté à un patrimoine qui se désagrège.
Visitons le une dernière fois avant qu'il ne redevienne poussière.

L'usine date du milieu du XIXème siècle et fut le principal fournisseur d'emploi de la région pendant une centaine d'années. Sa fermeture il y a un peu plus de 30 ans a entraîné de nombreuses pertes d'emploi.
Les édifices sont lentement absorbés par la végétation et se transforment en un écrin végétal luxuriant qui accueille chats et oiseaux.

Nous partons à deux, explorer une carrière de pierres en Gironde. Vers 11h, nous arrivons dans la cuvette qui constitue l'entrée principale de la carrière. De nombreuses ouvertures laissent pénétrer la lumière qui colore les cavages de teintes allant du bleu à l'orange.
Dès l'entrée, je suis impressionné par l'emprise de la végétation sur la pierre. Des lianes descendent des plafonds, ou sont incrustées dans les moindres anfractuosités de la roche. De grandes fougères dépassent des murs végétaux exubérants qui encadrent les ouvertures. Cette jungle nous fait oublier la civilisation que nous venons à peine de laisser derrière nous.

L'usine est totalement déserte. Le silence est parfois brisé par le fracas de quelques plaques de tôles qui résonnent sous l'action des courants d'air.
A l'entrée, quelques logements en ruine témoignent de l'importance que ce lieu a dû avoir pour le village. Un "café de l'usine", aux fenêtres et portes maintenant closes, accueillait les ouvriers en fin de journée.

Départ 10h, à la recherche des entrées localisées après des recherches sur des documents présentant l'historique des carrières de pierre de la région. Ne sachant pas ce qui nous attendait, ni si nous pourrions accéder aux réseaux, nous avions repéré trois lieux prometteurs pour nos explorations. Nous démarrons donc la journée à la recherche de la première entrée. Le plan "A".

Ce sanatorium, construit juste avant la première guerre, fut consacré à l'accueil et aux soins d'enfants défavorisés ou malades. La proximité de la mer et le climat ensoleillé étaient favorables au bien-être des patients. Après une soixantaine d'années de service, les lieux sont abandonnés et le sanatorium se délabre inexorablement depuis 30 ans.

Une belle demeure en fin de vie. Pillée, squattée, dégradée, seule sa façade sera conservée pour laisser place à des logements neufs. Les squatteurs viennent d'être expulsés. L'état de délabrement extrême de l'intérieur et la saleté due à un squat de longue durée ont eu raison de la majesté des lieux.

L'architecture de cette cathédrale de béton date des années 30. Une superficie de 30000m2 sur un terrain de 15ha.
Cet endroit possède des perspectives spectaculaires qui se multiplient dans l'eau lors des fortes pluies qui traversent la verrière.

Dans ces couloirs circulaient des malades et des soignants. Il ne reste que les courants d'air, quelques instruments délabrés et un lieu malsain. Les visiteurs de ces lieux se consacrent maintenant aux tags et à la drogue. Voilà tout ce qui reste d'une unité de soins.

Cet article regroupe les plus beaux graffs photographiés au travers de mes visites à des friches industrielles. Ces fresques témoignent de la maitrise technique et de l'imagination des graffeurs. Nous sommes, ici, bien loin des tags malhabiles et grotesques qui portent tort à l'image que mérite la discipline. L'article est mis à jour régulièrement.

Le cimetière des aliénés à Cadillac. Un cimetière négligé où sont ensevelis les dépouilles des patients de l'hôpital psychiatrique qui jouxte le cimetière. Des centaines de croix en fer, rouillées, délabrées et de simples tas de graves d'où dépassent parfois quelques ossements.
Un triste spectacle qui procure un sentiment de malaise. Cette partie d'humanité semble avoir été oubliée également dans sa dernière demeure.

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