Patrimoine oublié

Hors des lieux de passage mais pourtant si près de vous, des mondes oubliés subsistent.

Arrêtez-vous et regardez les, ces ruines que nous avons pris l'habitude de ne plus voir.
Vous découvrirez des architectures imposantes rongées par le temps.
Vous observerez la végétation qui poursuit sa reconquête au fil des saisons.
Vous ressentirez le calme assourdissant qui règne dans ces sanctuaires.

Ces édifices, balayés par les courants d'air, sont déserts. Ils conservent cependant les traces de l'activité humaine passée.
L'imagination aidant, les anciens occupants reviendront. Avec vous, ils déambuleront parmi ces vestiges qui furent leur quotidien et souvent leur fierté.
L'espace d'un instant, remontons le temps et redonnons vie à ces lieux pétrifiés.

L'oubli et la décrépitude ont offert une nouvelle majesté à un patrimoine qui se désagrège.
Visitons le une dernière fois avant qu'il ne redevienne poussière.

L'endroit était désert avant les événements. Un cours d'eau tranquille traversait des vallons arborés qu'une population agraire cultivait depuis des siècles.
Pourquoi ici et en ce temps ? Le mystère reste intact.
Le château fût construit en une nuit. Aucun bâtisseur ni outil n'intervint. L'édifice était simplement là le lendemain.

Petite visite sous la terre. La descente abrupte se trouve dans un bosquet au milieu des vignes. Nous plongeons dans l'obscurité et découvrons une carrière de faible étendue mais qui comporte une intéressante galerie de portraits.
Le dessin le plus remarquable présente les outils de carriers: le pic, le taillant et le gaffot.

Le long de ma route, surgit cet édifice. L'usine est nichée dans un méandre de la rivière et loin des routes fréquentées. Disparue de la plupart des mémoires, il ne reste plus qu'une fantastique verrière et une cheminée éteinte à jamais.
Quelques photos... puis l'usine disparaît derrière moi...

La distillerie a vu le jour au milieu du 19ème siècle. A la cave, les immenses cuves et le pressoir dégagent encore la forte odeur des plantes pressées et stockées. Dans les étages, machines, fioles et cuves témoignent de l'activité industrielle de ce magnifique édifice.

Le moulin du XVème siècle est transformé en minoterie à la fin du XVIème siècle. Pendant les 200 ans de son activité, la minoterie est agrandie et devient alors la plus importante de la région.
Des silos seront ajoutés à l'édifice suite à l'évolution de l'activité de l'usine. Ces bâtiments ont accueilli jusqu’à 500 ouvriers au milieu du XXème. La plus grande partie de la minoterie est désaffectée depuis plus d'une centaine d'années et se dégrade inexorablement.

Perdu dans la campagne, le château, son manoir et les dépendances dépassent à peine du bois dans lequel ils sont perdus. Les ronces et les arbres recouvrent et désagrègent les murs. Du château du XVème siècle, il ne subsiste qu'une haute tour délabrée et des douves marécageuses peuplées de plantes aquatiques.

Un manoir et quelques dépendances sont accolés à l'ancien château. Ce manoir a fait l'objet d'une tentative de restauration qui semble avoir échoué étant donné la végétation qui est venue, depuis, envahir les alentours.

A l'emplacement d'une forge du XVIIème siècle, la papeterie de Vaux existe depuis 150 ans.
L'usine était spécialisée dans la fabrication de papier à partir de la pâte en provenance de l'usine de Malherbeaux. La pâte résulte de la transformation de la paille ce qui donne au papier une belle teinte jaune. Le papier produit était principalement destiné à l'emballage alimentaire.

Fin de matinée. La chaleur étouffante de l'extérieur laisse aussitôt la place aux 16°C habituellement constatés dans ces carrières.
L'endroit comporte de nombreux dessins datant de la période de transition entre la Deuxième République, le Second Empire puis la Troisième République. Les trois périodes sont présentes. L'artiste a laissé de superbes dessins représentant Napoléon III, Marianne, des lutteurs, un soldat et sa monture presque à taille réelle... Autant de merveilles noyées à jamais dans l'obscurité.

L'usine est nichée contre la falaise à laquelle elle arrachait sa matière première.
De la cime des arbres émergent deux cheminées de 30 mètres de haut. De longues fissures partent à l'assaut de ces constructions dont le cerclage métallique de renfort est tombé au sol. Encore quelques impacts de foudre et les colosses s'effondreront avec fracas.

Fin du XIXème siècle: 300 ouvriers. Fermeture au milieu du XXème siècle. Cette fabrique fût une des plus grandes du département. Deux visions en ce lieu : des logements ouvriers, élégants et spacieux, jouxtent une usine constituée de piliers imposants, de fours énormes et de tuyauteries torturées. Danger amiante ...

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