Je parcours une ruine que la divine lumière n'atteint plus. L'atmosphère y est glaciale et dérangeante, presque effrayante.
Cette église qui a perdu son âme, aspirée dans le néant, abrite encore d'admirables vestiges séculaires et quelques vitraux que le temps dévore.

Le sol, recouvert d'une fine poussière que la lumière illumine lorsque mes pas la dérangent, est éventré et dévoile un tombeau immémorial.
A l'étage, la voix céleste de l'harmonium est brisée. En un temps si reculé qu'il en paraît improbable, les accords de l'instrument durent accompagner les chants des prêtres qui ont déserté les lieux.
Tout est décrépitude, dévastation et agonie. Ici, même les ruines ont péri.

Commentaires  

1 Laetitia 30 Oct 2015
Superbe comme toujours et contente de revoir un post.
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